× Propos libres en respectant les autres, comme sur tout le forum (pas de violence, diffamation, discriminations,...)

Débats

  • Harris
  • Portrait de Harris Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Vétéran
  • Vétéran
  • Président de la Société Végane Réunion
Plus d'informations
il y a 2 ans 5 mois - il y a 2 ans 5 mois #93 par Harris
Harris a répondu au sujet : Débats
Tu as tout a fait raison, nous, nous avons le choix, et la société végane réunion est aussi là pour éclairer ce choix :)

Merci pour tes partages et réflexions.
Dernière édition: il y a 2 ans 5 mois par Harris.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Harris
  • Portrait de Harris Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Vétéran
  • Vétéran
  • Président de la Société Végane Réunion
Plus d'informations
il y a 2 ans 5 mois #162 par Harris
Harris a répondu au sujet : Débats
Je rapporte ici, une réflexion que j'ai apportée au sein d'un fil de discussion facebook :

Je dirais que tout est mélangé :p.
On part des définitions et on essaie de comprendre tout cela.
Le véganisme c'est vivre sans exploiter les animaux.
Le spécisme c'est une discrimination de considérations basée sur les espèces.
Il est nécessaire de parler d'une autre notion : la sentience qui est la capacité de ressentir subjectivement (ce qui implique la capacité de souffrir, d'aimer, de protéger ...). Un être sentient est alors un être vivant doté de sentience. Dans le spécisme, lorsqu'on parle d'une discrimination, celle-ci est ainsi essentiellement basée sur la considération des intérêts d'un être sentient.
Et enfin l'antispécisme c'est la condamnation du spécisme.

A partir de là, on peut voir que véganisme et antispécisme sont des notions bien distinctes et non comparables.

Du coup, on peut effectivement
1/ être végane et spéciste d'une part
2/ être antispéciste et non-végane d'autre part.

Commençons par l'explication du point 2/ . Dans une société moderne (nos sociétés), où les besoins vitaux et de santé peuvent être couverts sans avoir besoin de consommer des produits animaux ou exploiter des animaux, l'antispécisme implique l'adoption du véganisme penserait-on. Mais je crois que c'est une erreur d'analyse. L'antispécisme implique en fait la non-exploitation des êtres vivants sentients uniquement. Hors il est difficile de savoir si tous les animaux sont sentients (beaucoup le sont et notamment parmi ceux que les humains exploitent). Certains remettraient en cause aussi l'idée que la sentience nécessite forcément la présence du couple système nerveux-cerveau. Dans ce cas, il est encore plus difficile de savoir si des plantes et autres êtres vivants peuvent être sentients ou non, sous une forme d'expression étrangère à l'humain. Donc, un antispéciste, pour être exact, serait amené à ne pas exploiter tout être vivant sentient, animal ou autre, dès lors qu'il n'y aurait pas de nécessité (besoin vital pour assurer la survie). Donc si un animal ne serait pas sentient un antispéciste peut le consommer (donc être non végane), tandis que si un être vivant hors du règne animal serait sentient et n'a pas besoin d'être exploité, il ne va pas l'exploiter. Dans la pratique, un antispéciste sera généralement végane car la sentience est souvent présente de manière évidente chez les animaux qui sont exploités par les humains.

Passons à l'explication du point 1/. Le végane peut très bien l'être par un simple respect général de la vie. Il se pourra malgré tout qu'il donne plus d'importance à un animal (sentient) qu'il aime, par rapport à un animal (sentient) qu'il n'aime pas. S'il adore les chats, il pourra tenter de sauver un chat inconnu qui se fait étouffer par un python tandis qu'il passera son chemin s'il voit le même serpent étouffer un rat. Ou le contraire! même s'il sauve les deux, ça reste du spécisme envers le serpent qui doit se nourrir. S'il est antispéciste en plus d'être végane, il va passer son chemin dans tous les cas, laissant à chaque animal défendre ses intérêts. Mais dans tous les cas précédents, il reste végane car lui-même n'exploite pas les animaux. En corollaire, un végane peut ne pas du tout aimer les animaux, il les défend malgré tout par respect. Dans la pratique, les véganes doivent probablement le devenir en constatant que des animaux vont souffrir inutilement de son exploitation par l'humain, avoir une grande aptitude à la compassion et donc être sensible aux problèmes de discrimination. Le principe de ne pas exploiter les animaux interdit de faire des tests sur eux pour déterminer s'ils seraient sentients ou pas. Aussi, plus que l'antispécisme, les notions de respect de la vie combinées avec le fait que nous pouvons nous passer des animaux mais pas des autres règnes du vivant pour assurer nos besoins vitaux permettent de justifier le véganisme, c'est à dire la non exploitation des animaux, qu'ils soient sentients ou pas, et l'exploitation des végétaux qu'ils soient sentients ou pas.

L'utilité des notions de la sentience et de l'antispécisme est dans celle de droits et devoirs envers les êtres sentients, de leur distinction par rapport à la notion de biens et de propriétés et la lutte générale contre les discriminations.

Ne vous méprenez pas. La sentience et l'antispécisme sont des notions remarquables je pense. Elles sont difficiles à traiter vu l'importance de leurs implications. Je dis simplement que le véganisme explicitement né dans la première moitié du 20ème siècle ne dépend pas de l'antispécisme né explicitement dans la deuxième moitié du même siècle. Le véganisme va plus loin que l'antispécisme envers les animaux et l'antispécisme va plus loin que le véganisme pour les autres êtres vivants si certains s'avéreraient sentients, et moins loin pour les animaux si certains s'avéreraient non sentients.

Désolé si c'est compliqué, moi-même suis en train de déchiffrer le terrain pour tenter de mieux cerner ces notions, et surtout le spécisme et l'antispécisme bien plus complexes dans la pratique.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 2 ans 5 mois #163 par Lalala
Lalala a répondu au sujet : Débats
:blink: et bien !!!! Merci pour toutes ces explications !

Mais bon... Comme toujours, l'homme est trop compliqué... Enfin pour moi...

Alors, je vais m'en tenir à ma logique de base... Pour moi, il n'y a pas de race supérieure... J'aime les animaux, donc je ne les mange pas. Parce qu'ils ne se mange pas !
Mon appétit ne passe ni par la souffrance ni par la mort d'un autre être...

Ça devrait être une évidence...
Les animaux ne se posent pas tant de question et sa roule pour eux, tant que l'homme ne vient pas les "emmerder".

Merci encore d'avoir pris le temps de nous développer ce sujet.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Harris
  • Portrait de Harris Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Vétéran
  • Vétéran
  • Président de la Société Végane Réunion
Plus d'informations
il y a 2 ans 5 mois #165 par Harris
Harris a répondu au sujet : Débats
Tu voulais dire "pas d'espèce supérieure" je suppose, puisque la race est utilisée pour différencier des groupes au sein d'une même espèce :)

Disons que comme je me suis fais le devoir de diffuser les informations sur le véganisme et de défendre la non-exploitation des animaux, aussi bien à titre individuel qu'au sein de notre association et vis-à-vis de toute autre organisation qui viendrait questionner sur les fondements, la possibilité, la cohérence du véganisme, je me dois d'entreprendre ces recherches et réflexions avec nous tous et pour nous tous. ;)

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 2 ans 4 mois #189 par Lalala
Lalala a répondu au sujet : Débats
Oui espèce en effet.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Harris
  • Portrait de Harris Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Vétéran
  • Vétéran
  • Président de la Société Végane Réunion
Plus d'informations
il y a 2 ans 4 mois #233 par Harris
Harris a répondu au sujet : Débats
Un commentaire que j'ai fait sur fb :

Ne pas exploiter (véganisme) et se défendre (chacun évaluera le degré nécessaire) ce n'est pas la même chose. L'antispécisme ce n'est pas rendre les autres animaux égaux à l'humain, mais le spécisme c'est ne pas considérer un intérêt supérieur d'une autre espèce face à un intérêt inférieur de l'humain, de la compréhension que j'ai eue des lectures sur le sujet.
Entre la vie du moustique et sa progéniture et les risques d'allergies et d'épidémie chez l'humain suite à des piqures de moustiques, on n'est pas trop dans le cas de figure du spécisme, non?

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.120 secondes
Propulsé par Kunena